08 avril 2008
Oratoire sous un ciel clair
On aura beau maudire la ville autant comme autant, n'empêche qu'elle a toute une âme quand elle s'y met !

Commentaires
Que faisais-tu dans ce coin-là, deux jours de suite de surcroît? Quoi qu'il en soit, le contraste des deux fonds est saisissant. Bel exercice, mes félicitations.
Tu sais, ce lieu, c'est beaucoup de mon adolescence à ses heures tourmentées (lire ici peine d'amour dramatico-mocheton). J'y grimpais pour aller y gribouiller dans mon cahier et sentir le vent me fouetter comme le fétu que je suis. J'aimais aussi l'odeur du benjouin qui flottait à l'intérieur en permanence et ce couloir de murs de béquilles d'une autre époque et de cierges implorants. Miracle, manifeste-toi puisque j'ai glissé mon dollar dans la fente en guise d'offrande. Même à cette époque, je savais que tout cela tenait plus du désespoir face à l'inconnu que de l'acceptation de la vie. L'Oratoire, c'est un peu le travail colossal des pyramides. Impressionnant bâtiment posé sur son socle, en retrait du Mont. Comme s'il y avait toujours été.






